Œil du journaliste: Concilier ses intérêts avec ceux de la République…

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« Charité bien ordonnée commence par soi-même », nous enseigne un proverbe français. Qu’il s’agisse de songer à soi-même avant de s’occuper des autres ou qu’il veuille dire qu’il faille se préoccuper de ses propres défauts avant de s’hasarder à critiquer ceux des autres, nous pensons qu’au vu ou su de ce qui se passe aujourd’hui sur la scène politique africaine en général, particulièrement dans notre pays, il revêt tout son sens. Ne franchement pas se préoccuper de plus en plus de notre devenir commun pourrait, à notre humble avis, s’avérer aussi insensé qu’irresponsable, voire totalement dangereux. Si tout au moins, nous sommes tous d’accord que vivant sous le même toit, sur le même territoire, devrions-nous dire ou écrire, sa sauvegarde et sa préservation nous incombent à tous. N’est-ce pas peut-être cela un sens aigu et avisé que nous pourrions donner à notre patriotisme !

Rarement, il faudrait en convenir, la course au pouvoir aura pris une dimension aussi cruciale dans notre cher pays, la Guinée. Lequel, depuis plusieurs années maintenant est en proie à une déstabilisation croissante, sur fond d’une profonde division entre des acteurs jurant curieusement de ne se préoccuper que de notre avenir commun, surtout celui de notre patrie. Mais pourrait-on seulement servir sa patrie quand, d’une façon ou d’une autre, notre responsabilité est engagée dans ce qu’elle traverse de périlleux et d’inquiétants ?

Objectivement, faudrait-il vivement l’espérer, chaque acteur majeur pourrait se livrer à une juste et bienveillante introspection afin de circonscrire ses propres responsabilités.Disons-le tout de suite, qui ne devraient pas être faites seulement de défiances ou de bravades. Surtout, lorsqu’il est pratiquement devenu impossible de montrer pattes blanches.

Alors, d’aucuns, souhaitons-le vivement, pourraient finir par admettre que « l’enfer, ce n’est pas forcement l’autre ». Conséquemment qu’il y a lieu, une fois encore, de donner toute sa chance à la diplomatie et au dialogue.

L’histoire plus ou moins récente de notre pays nous enseigne que sa contribution, fût-elle modeste, a historiquement permis d’affranchir à la limite des peuples, si elle n’a pas contribué à réconcilier ou régler des différends çà et là. Pourrait-on seulement refuser à soi-même ce qu’on a permis, surtout de hautement positif, aux autres d’avoir ?

Sans sourciller, nous pensons qu’avant d’attendre quelque apport que ce soit de l’extérieur, voire de la communauté internationale, il faudrait bien que nous, guinéens, parvenions à nous parler à nous-mêmes. Ce qui, du reste pourrait faciliter la tâche à d’éventuels facilitateurs ou réconciliateurs. En ne perdant jamais de vue que quand on a eu une seule fois l’occasion de gérer ce pays, notre pays, il est extrêmement difficile de se dédouaner, penser candidement dès lors que l’on n’a pu que briller de mille feux.

En clair, nous disons que la « Guinée des gâchis » ou des « rendez-vous manqués », comme l’a une fois écrit un compatriote, est loin d’être une simple vue de l’esprit. En en en tirant toutes les conséquences, aussi bien de droit que tout ce qui pourrait découler de l’exigence de rendre compte de ses propres turpitudes, échecs et déboires, on ne pourrait évidemment que s’ouvrir, dans notre entendement, à la conciliation. Alors, il nous sera certainement possible de se mettre au service de la République, d’en attendre par la suite qu’elle serve non pas votre intérêt à vous, mais celui de la collectivité, pour ne pas dire de l’ensemble du peuple de Guinée.

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