Guinée: district de Khörira ou Khöri, aucune infrastructures, faute à l’etat ou aux natifs dudit district ???

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Situé au bord d’une branche du fleuve Rio pongo à 143 km du centre ville de Conakry. Khörira ou Khöri est un district de la sous-préfecture de Tamita, préfecture de Boffa,région administrative de Boké (GUINÉE) Il est limité: A l’Est par le village Babaya A l’Ouest par Lambangnie et Simbaraya (deux démembrements du district de wondetty) Au Nord par Mouraya et Maninkaya Au Sud par Songoya et Tayiré. Au sud-ouest par löriyah Au Nord-est par Tamouya et Bindan.

Un district a la forme inclinée sur une colline à raison de sa position au fleuve (Rio pongo) Khöri était un grand centre de commercialisation à l’époque par l’arrivé des soulkhès (libanais) d’où la présence du plus grand et ancien marché de cette zone appelé en dialectique soussou KHÖRI MAKITY.

Mais qu’à cela ne tienne, la question du jour est de savoir pourquoi le district de Khörira n’a pas d’infrastructures de première nécessité est ce que c’est la faute à L’Etat ou la négligence des natifs?? Cette question sera expliquée brièvement ci-dessous.

Il faut tout d’abord retenir que le manque d’infrastructures à Khörira revient à L’Etat parce que la construction des infrastructures du premier degré trouve dans les rôles régaliens de L’Etat puis aux natifs aussi car c’est la terre de leurs ancêtres.

COMMENT ??

A L’ÉTAT, Le district de Khörira est un démembrement d’une sous-préfecture de L’État guinéen qui est la sous-préfecture de Tamita. Donc Khörira dans son ensemble a aussi besoin et a le plein droit d’avoir des infrastructures écolières, hospitalières, touristiques, routières, des forages, des maisons des jeunes et d’autres comme les communes de Kaloum, de matoto, de Dixinn, de Matam ou de Ratoma car il occupe le même rang administratif que celles-ci. Mais hélas L’Etat guinéen a oublier cet district dans le plus profond des trous depuis toujours. Khörira était parmi les districts les plus peuplés et actifs dans les années 80,90 jusqu’en 2007. Mais depuis la création de cet district, il à connu que la construction d’une seule école un peu moderne de trois (3) classes. A l’heure ou j’écris ce post Khörira n’a ni école, ni hôpital, ni une grande mosquée de référence, ni marché, ni forage, ni dancing, ni vidéo Club, ni route, terrain de football aménagé. Le plus grave parmi tout çà est que Khörira n’a pas de route alors qu’il est juste à 17km du goudron qui monte vers Fria. un district oublié par L’Etat guinéen mais par la simple complicité de sa sous-préfecture (Tamita),par sa préfecture (Boffa) et par sa région administrative qui est Boffa. La dégradation de cet béni district revient à 70% à L’Etat guinéen car c’est cet État qui avait donné l’autorisation aux soulkhais (Libanais) de s’installer à Khörira pour le commerce. Et nous le savons tous le comportement des commerçants libanais.ils ne comptent que sur leur commerce, ils construisent sur la terre d’autrui quand ils voient qu’ils ont quadruplé leurs intérêts tout en finissant d’abord leurs constructions au Liban. Donc L’Etat s’est désengagé totalement envers Khörira. Un district qui est aujourd’hui le district le plus pitoyable dans la sous-préfecture de Tamita vu son passé et son présent.

AUX NATIFS DE KHÖRIRA Au-delà du désengagement de L’Etat guinéen envers le district de Khörira à 70% je dirai haut et fort que les fils de Khörira ont abandonnés leur terre bénie à 30%.

MES PREUVES

A L’époque quand j’étais à l’école primaire dans mon wondetty natale (district de la sous-préfecture de Lisso) nos parents nous disaient que Khörira est le premier village qui a plus de cadres, qui a plus de jeunes dynamiques. Mais où sont-ils passés ? Ils sont décédés. OK!!! Mais et leurs fils et filles qui étaient et qui sont des grands cadres aujourd’hui dans des directions et dans le circuit du gouvernement de Conté à nos jours, qui vivent en Europe, en amérique, en Asie?? Ils sont où aujourd’hui ?? Je peux dire OUI!!! L’Etat a oublier le village Khörira mais les natifs aussi n’ont aucun amour et respect pour la terre de leurs ancêtres. La Preuve de çà aussi est que le village Khörira est vidé aujourd’hui totalement de ses fils . tu ne peux pas compter plus de 20 jeunes aptes qui vivent aujourd’hui dans ce grand et long village. Impossible (exode rurale démesuré ). Je m’excuse pour certains passages mais la vérité est bonne à dire. C’est le seul grand village que je connais aujourd’hui à Boffa qui n’a aucune oeuvre faite par ses natifs je dis bien aucune infrastructure faite par les fils de cette contrée. cela n’est-elle pas une honte pour eux ?? Plus qu’une honte.

Le seul village qui abritait un grand marché de la zone qui aujourd’hui n’a même pas une boutique de concurrence. Le seul village qui a des premiers grands cadres qui aujourd’hui n’a qu’un poulailler (école abandonnée).et ils sont obligés d’envoyer leurs enfants à wondetty ou coliadi pour étudier. Le seul village qui regroupait les jeunes pour danser qui aujourd’hui se déplace des kilomètres et des kilomètres juste pour se recréer. Le seul village où le fleuve est son premier voisin mais qui achète le poisson ailleurs. A mon avis c’est le seul village que je connais qui n’a pas une association des ressortissants.Si ça existe, c’est sur papier.

Khörira aujourd’hui est parmi les villages les plus dépeuplés à Boffa . #PREUVES Les maisons s’écroulent du jour au lendemain à Khörira Les plantes poussent dans les maisons à Khörira. Les jeunes de Khörira (notre génération) refusent d’aller chez eux pendant les vacances. Le marché n’existe plus. Khörira qui recevait plus de 10 voitures par marché, ne reçoit presque pas de voiture. A la rigueur une voiture chaque samedi.

En résumé, malgré l’abandon de Khörira par L’Etat guinéen à travers sa sous-préfecture mère (Tamita) et sa préfecture mère (Boffa) il n’est pas question pour les natifs de Khörira d’abandonner aussi leur patrimoine commun.car c’est grâce à cette terre qu’ils ont vus le jour. Donc cette terre mérite plus que çà, avant tout c’est une terre des dignes ancêtres.

Vous les natifs, fixez vous des objectifs à travers une association des ressortissants pour au moins réaliser un forage pourquoi pas certaines œuvres comme le font les fils et filles de wondetty à travers leur association mère ADEWO et association fille CFAWO.

Vouloir tout laisser au gouvernement on risque de ne rien avoir. Khöri devrait être une référence devant les autres villages. Mais hélas Khöri n’a rien aujourd’hui en ressource humaine comme en nature. Aucune infrastructure, même l’eau potable pour l’avoir il faut des étapes compliquées à traverser. Leurs lieu d’études c’est à Wondetty ,Khatiya, Lisso centre, tanné carrefour, Fria ou conakry. Une triste réalité sur une terre bénie comme Boffa

Pour finir, je demande humblement le soutien de L’Etat guinéen dans ses rôles régaliens à travers son excellence Monsieur le Maire Maître Saidouba Kissing et tout les fils cadres de Boffa de l’ancien à l’actuel gouvernement de sauver nos villages. Nous sommes en général dans des situations désastreuses, pitoyable mais particulièrement le district de Khörira me fait pitié car il sombre. Le district est en phase de disparition totale sur la carte de la préfecture de Boffa.

Merci pour la lecture.

Un récit de Mr Mohamed Hamid Tafsir Sylla Le natif du district de Wondetty, sous préfecture de Lisso, Préfecture de Boffa, région administrative de Boké.

 

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