An 62 de l’armée guinéenne : hommage à Commandant Diouma Camara l’un des victimes du camp Boiro

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À l’occasion de l’an 62 de l’armée guinéenne, notre rédaction a fait un rétropédalage pour rendre hommage à un officier d’élite Africain et l’un des pionniers de la création de la jeune armée guinéenne. Mais qui finalement a été accusé par le régime de Sekou Toure et fusillé le 22 juillet 1971.

Natif de Mali Yemberen, Commandant Diouma est un veterant de la seconde guerre Mondiale 39-45 et la guerre d’indochine de 1950-1952. Un officier d’élite Africain est sortant de Saint-Cir en 1941, de la classe 1936.

Promu au grade de capitaine le 03 avril 1953, demande volontairement en abandonnant tous les interets liés à ce qu’il incarnait alors et opte pour la création de la jeune armée guineenne en1958. D’où Ahmed Sékou Touré salue les hommes de troupe, sous-officiers et officiers « qui ont préféré le chemin de l’Honneur à celui de la servitude ». Il y avait 11 253 militaires d’origine guinéenne dans les armées françaises, parmi lesquels près de 2 521 militaires choisiront de servir la nouvelle armée guinéenne et 5 000 seront libérés de l’armée française avant le référendum. Il fut l’un des pionniers pour la création de l’armée guinéenne avec ses compagnons de lutte de la seconde guerre mondiale.
Le 22 Novembre 1970, après l’agression imperialo-portugaise, plusieurs officiers et sous-officiers ont été arrêtés et emprisonné dans les différents camps de torture du régime de Sekou Toure. Mais ironie du sort, en 1971 il n’echappera pas à la grande purge contre les rares intellectuels de la Jeune armée guineenne et trouva la mort la même année le 22 juillet 1971 au Camp boiro après avoir subie des tortures inhumaines.

Prions pour le repos de son âme.  Amen !!!

Chérif Djiba Sano 

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