Le mélomane guinéen Fassou Camara ‘’Alias Mansa Tyly’’, en provenance de Bruxelles pour un séjour dans son pays natal Guinée-Conakry, a accordé ce week-end dernier, un entretien exclusif à oeildupeuple.info , au cours duquel il s’est exprimé notamment sur son parcourt à l’occident et certains sujets concernant les difficultés auxquels sont confrontés les artistes noirs à l’occident.  

oeildupeuple.info : Bonjour monsieur, finalement vous êtes de retour dans votre pays natal pour un séjour, pouvez-vous nous rappeler à quel moment vous avez débuté la musique à Bruxelles ?

Camara Alias Mansa Tyly : J’ai commencé la musique en 2004 en tant que beat-maqueur conceptuel avec un groupe flambant dénommé ‘’Black Diamond’’ à l’époque et l’actuel groupe est ‘’LRM’’. Depuis là, j’ai évolué de beat-maqueur à compositeur, interprète, artiste avant d’arriver à producteur conceptuel.

oeildupeuple.info: Quel genre ou style de musique que vous pratiquez et dites-nous de quoi s’agit-il ?

C’est du mélomanie-art, c’est-à-dire ce sont des sons dans lesquelles on travaille les gammes. Ça veut dire même quand on parle, on a des gammes et il y a des gens qui entendent ces gammes-là. Au fait c’est avec ça que nous travaillons, on travaille nos flow sur des gammes. Donc la particularité de ce style de musique s’explique en sorte que sans même la production, le support musical ou tout ce qui est production, on sait jouer l’éricale avec un piano ou une guitare et ça donne un sens dans la musique.

oeildupeuple.info: Quelles sont les difficultés auxquelles sont confrontées les artistes guinéens à Bruxelles voir même africains ?

C’est un peu comme partout. L’essentiel est d’avoir la bonne équipe. Bien sûr qu’il y a les finances aussi mais, quand on a la bonne équipe ça va. Si non on a des difficultés à avoir la bonne équipe, une fois que l’équipe est solide normalement tout ça va tout seul.

oeildupeuple.info: Quelles sont les innovations que vous avez apportez au sein de votre structure musicale afin que vous puissiez être vu sur la scène musicale de Bruxelles ?

Dans les innovations, il y a le style on va dire un peu plus asiatique que j’ai incorporé au style africain que j’ai travaillé par rapport justement à mon flow. Dans le mélomanie-art, je me suis un peu plus évasé dans le monde asiatique voir indien. J’ai plus écouté les musiques de ce style-là  pour pouvoir ramener une touche le zoulou flow que j’avais déjà tiré de nos ancêtres. Donc les flow de nos musiques traditionnelles que j’ai essayé de ramener en musique urbaine sur des supports instrumentales urbains.

oeildupeuple.info: Récemment vous venez de publier une nouvelle vidéo sur votre page YouTube dénommée ‘’LRM-IRM’’, pouvez-vous nous en expliquer d’où est venue cette idée ?

En fait ‘’LRM-IRM’’, c’est l’Afrique qui parle aux autres continents. Ça explique les difficultés qu’on rencontre en tant qu’homme noir, hors de notre zone, hors de notre continent. C’est-à-dire comment l’homme noir est traité, comment il est vu malgré que les occidentaux essaient d’être physiques et morales en vers nous. Aussi, ça explique l’histoire d’un homme qui a vécu à l’extérieure, comment il voit la part des choses, comment il est vu par le monde extérieur.

oeildupeuple.info : Comment appréciez-vous l’évolution de culture guinéenne, précisément celui des artistes guinéens ?

Franchement il y a du débouché, ça avance, ça change même plus vite qu’avant. Parce qu’avant c’était vraiment sectorisée maintenant, beaucoup prennent le risque de sortir, d’aller voir ailleurs. Je pense que c’est vraiment encourageant, c’est top.

oeildupeuple.info: Votre mot de la fin.

Je suis de retour en Guinée d’habitude comme toutes les autre fins d’années cette fois-ci, c’est pour marquer un bon coup, un bon passage et suivez en max mes actualités sur You Tube, Facebook, Instagram et restez connecter.

Propos recueillis par Oumar Kéïta   

 

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